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Schubert a consacré sa vie au désir impérieux d’exprimer la musique qu’il sentait en lui, jusqu’à l’épuisement. Il en meurt, quand après avoir terminé le «Voyage d’hiver», il écrit en quelques mois, la Grande Symphonie en Ut Majeur, les trois Sonates pour piano D 958, 959 et 960, le Quintette avec deux violoncelles, les lieder (groupés après sa mort sous le titre de «Schwanengesang»). Le musicien dont la saison symbolique serait l’hiver, s’est consumé cette année-là (1828) comme une torche, embrasé par le besoin d’écrire dans l’urgence, de dépeindre son voyage intérieur, les paysages et les pérégrinations de son âme.
Au début de la sonate D 960, le premier thème monte lentement des profondeurs mystérieuses jusqu’à la surface des touches, et les doigts qui jouent ne font que donner du corps, donner une voix à cette présence sonore qui était déjà là. Jouer Schubert, c’est donner chair à cette âme enfouie sous la notation, la rendre perceptible et palpable, c’est accomplir une incarnation.
Les trois Klavierstücke D 946 sont d’une forme presque identique : une sorte de rondo (c’est-à-dire un thème-refrain initial entrecoupé de deux ou trois couplets différents). L’enchaînement de leurs tonalités, ainsi que la succession des tempos (vif-lent-vif), incite à les considérer comme une sorte de sonate. Mais chacun d’eux se présente aussi de façon fermée, comme un univers poétique et dramatique parfaitement indépendant.
| REFERENCES DU DISQUE | GENERIQUE |
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Franz SCHUBERT (1797 – 1828)
Klaviersonate D 960 en si bémol majeur Drei klavierstücke D 946
(Un CD L’Empreinte Digitale)
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Klaviersonate D 960 en si bémol majeur / B flat major / B-dur (1828)
1. Molto moderato 2.Andante sostenuto 3.Scherzo Allegro vivace con delicatezza 4. Allegro, ma non troppo Drei klavierstücke D 946
5. Allegro assai (mi bémol mineur) 6. Allegretto (Mi bémol majeur) 7. Allegro (Ut majeur)
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21’01
10’14
4’16
8’04
14’42
12’37
5’23
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